Quelques réalisations en photos (et une vidéo d'un levage en "time-lapse") , cliquez sur la photo pour l'ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Oisy 2023 : Ossature pour maison en blocs de chanvre

Opont 2015-2016

Smuid 2013-2014

Beth 2013

Chastre 2013

Mise en dedans et levage de la charpente de Michel à Chastre
(photos et montage vidéo en "time lapse" de Simon Cramar)

Anvers (Schilde) 2013

Smuid 2011

Smuid (hiver 2010-2011)


Fays-Famenne (2009)

Schilde (hiver 2008-2009)

Chaumont-Gistoux (2007)

Hamipré (2007)

Zandhoven (2007)

Libin (oct.2006)

            

Westmalle (oct.2005)

        

                            

Smuid (nov.2004)

   

                        

Il existe essentiellement trois types de construction de maisons à ossature bois.

1. Platform
2. Rondins
3. Poteaux-poutres

1. Platform
En usage en Amérique du Nord, ce type de construction utilise des bois de sections réduites (type CLS* 38X89 et/ou 38X140) et est conçue étage par étage. La rigidité de l'ensemble est obtenue grâce aux panneaux OSB* fixés sur les cloisons.

2. Rondins
Technique ancienne, rejetée par l'urbanisme dans notre région. Une variante issue de ce principe est utilisée de nos jours par quelques constructeurs au moyen de bois profilés à rainures et languettes. Les bois préalablement séchés ont un "mouvement vertical" nettement inférieur aux rondins.

3. Poteaux-Poutres
C'est la technique que j'utilise, elle s'inspire des maisons à "colombages" en ne conservant plus que les fermes* principales suivant le type de maison (voir les éléments d'une ferme en bas de page). En général 4 fermes suffisent pour la construction d'une maison de 10 à 12 mètres de façade. Il est recommandé de ne pas dépasser un écartement de 4m50 d'axe en axe entre les fermes, on évite ainsi le fléchissement des pannes de toiture sous le poids de la couverture. Comme vous pouvez le constater sur les photos, tous les assemblages sont à tenon mortaise et chevillés.

   

Principe de construction:
Les fermes sont contreventées entre elles et la structure est déjà stable et rigide avant la pose des cloisons de remplissage et des panneaux extérieurs. La toiture peut être posée avant les planchers et les cloisons, et c'est là un avantage de cette technique dans nos régions où la pluie est très fréquente, de mettre le bâtiment au sec dès la première semaine de construction.

  • Le bois :
    Les fermes sont réalisées en chêne.
    Les gîtages (planchers) en épicéa du pays aux sciages standards de 8/23 (ou 7/17 suivant l'espacement des fermes) sont posés sur les entraits. Les planchers peuvent aussi être apparents et dans ce cas sont réalisés avec des poutres 20/20 entaillées pour le logement des chevrons 10/10. Il est possible également d'entailler les entraits et d'y mettre des poutres en chêne de section rectangulaire (10/20 ou 12/25) de ferme à ferme.
    Le grenier peut être utilisé comme pièce d'habitation ou la belle charpente reste apparente.

  • Mise en œuvre :
    - fabrication en atelier des fermes et différentes pièces constitutives de la maison.
    - assemblage des fermes sur le chantier.
    - levage à la grue avec pose des contreventements de façade et des liens de faîtages.
    - pose des pannes et chevrons de couverture ainsi que de la sous-toiture…
    … le bâtiment est déjà au sec pour la suite des évènements: cloisons, planchers, isolation, panneaux, electricité, tuyauterie, etc…

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CLS: Canadian Lumber Standards: Normes canadiennes du bois d'oeuvre
OSB: Oriented Strand Board = panneau à copeaux orientés
Douglas: Pseudotsuga douglasii/Pseudotsuga menziesii Franco.
Connu sous le nom de Douglas ou de Pin d'Oregon. Essence introduite en Europe en 1827 par David Douglas.

Ferme : Eléments constitutifs

Voici une vue d'une ferme de la charpente de l'arsenal du château fort de Bouillon.
L'entrait est ici invisible, il se situe au niveau du sol et fait office de tirant entre les deux murs. Il joue également un rôle porteur pour les solives du plancher d'où sa section assez importante. Il est soutenu en son milieu par le poinçon, pièce centrale de la ferme qui reçoit le plus grand nombre de mortaises. En partie supérieure, son tenon s'assemble dans la panne faîtière. En partie inférieure une "clef pendante" traverse l'entrait et le soulage de son propre poids.
Les contrefiches raidissent les arbalétriers au droit des pannes, et annulent leurs poussées respectives.
Les Faux-entraits sont ici en deux pièces. Ils sont assemblés à tenon-mortaise avec un "repos" dans l'arbalétrier et le poinçon. Un aisselier vient renforcer l'assemblage.
Cette charpente, située en hauteur et donc exposée aux grands vents, dispose de 3 niveaux de liens de contreventements, partant tous des poinçons. Les pannes de toiture quant à elles ne sont pas contreventées.
J'en profite ici pour remercier Olivier ROGER qui m'a fait découvrir cette belle charpente.